Révérend James Leg : béni soit son blues !

Avez-vous déjà entendu un piano résonner comme une guitare électrique ?

Avez-vous déjà écouter du blues chanté par un homme aux faux airs de Lemmy et avec une voix de metalleux d’outre-tombe?

Avez-vous déjà vu Cousin Machin faire du piano ?

Un homme est tout cela à la fois. Il s’appelle James Leg. Révérend James Leg. On imagine la tête de ses ouailles à l’entendre faire un prêche avec une voix aussi grave que la sienne !

James Leg –  A Forest (The Cure Cover)

James Leg : un blues pas très catholique

Le texan était au Krakatoa de Bordeaux samedi 21 janvier. Il a une présence électrique sur scène. Presque magnétique. Ceinture à boucle, pantalon en cuir avec la grosse chaîne en argent qui dépasse de sa poche, chemise noire aux manches relevée laissant apparaître ses tatouages, grosse moustache noire et cheveux longs… il porte le rock sur lui comme certains portent leur croix.

Solidement vissé sur son tabouret, les bras s’accrochant avec frénésie aux claviers, il chante le blues de sa voix grave en regardant le public, derrière un rideau de cheveux qui lui tombent devant le visage. J’ai cru entrevoir ses yeux furtivement : un regard de fou, sauvage, un vrai loup !

Mais lorsqu’il adresse quelques mots au public, il relève sa tignasse d’une main. Il est là, tout sourire, doux comme agneau qui parle avec une grosse voix rauque.

Il mérite vraiment d’être vu en live. Il chante le blues comme un metalleux, il joue du gospel comme s’il était dans un groupe de hard rock. C’est surréaliste et génial. Il gère la basse d’une main, la mélodie de l’autre tandis que son batteur, aussi nerveux que lui, assène une rythmique sèche et cinglante.

James Leg – Dirty South

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