Glow : put a ring on it

Glow, une série à découvrir absolument sur Netflix

La série Glow pourrait se résumer à son titre.

Glow, ca sonne girly. Une énieme série de filles pourrait-on se dire. Mais Glow, c’est aussi et surtout l’anagramme de « Gorgeous Lady of Wrestling » ! L’émission de catch féminin autour de laquelle gravitent les héroïnes.

C’est bien autre chose qu’une simple série de filles ! Glow est à voir absolument. La troisième saison est sortie cet été sur Netflix.

Deux séries en une 

Il y a deux séries dans Glow :

  • La 1ère, celle centrée autour des héroïnes, un groupe d’actrices en quête de succès, qui se retrouvent dans un spectacle de catch auquel elles n’y connaissent rien.
  • La 2ème série se passe sur le ring : Zoya la destructrice communiste contre Liberty Bell la patriote. La nerd anglaise contre le Machu Picchu… c’est cliché, c’est du catch. 

Mais quand on voit les héroïnes essayant de sortir leurs personnages des sentiers battus, le spectateur comprend qu’il doit en faire de même avec les héroïnes !

Alisson Brie est fantastique dans le rôle principal de Ruth. Au 1er abord, son personnage est bien pathétique : actrice ratée aux ambitions plus grandes que son talent et qui a trahi sa seule et unique amie.

Encore une héroïne qu’on va détester ?

Oh non. Bien sûr qu’elle est pathétique avec ses pulls moches, ses yeux de chiens battus et ses plans amoureux foireux, mais sur le ring, elle se révèle magistrale, imposante et drôle.

Alisson Brie arrive à développer les deux facettes de son personnages avec une aisance remarquable.

Les autres personnalités qui gravitent autour du ring ne sont pas en reste. Debbie/Liberty Belle est bien plus que la jolie blonde. Quand à Sheila, on peut faire l’erreur de s’arrêter à ses vêtements en peau de bête mais sa fragilité et sa sensibilité sont saisissantes ! Il ne s’agit là que de mes personnages favoris. Elles sont une dizaine en tout.

Glow, sur le ring du féminisme 

Le catch féminin est au cœur de l’histoire de la 1ère saison : les entraînements, la création des personnages, des histoires, les 1ers combats…. mais les questions sur la place de la femme dans la société émergent assez rapidement et sont plus largement développées dans la saison 2 et la suivante.

La saison 3 va encore plus loin en introduisant des questionnements LGBTQ et d’identité en général.

Une série d’un autre temps (l’action se passe dans les années 80) qui vit  avec son temps.

Si j’ai un reproche à faire à la saison 3, c’est que le catch est relégué au second voire troisième plan. Il faut attendre le 5e épisode pour voir un combat. Mais cela permet de développer des intrigues qui enrichissent encore plus les personnages et donnent à la série toute sa qualité et sa richesse.

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