[Interview 2/2] Les Sticky Boys : “le métal, c’est notre famille”

Les Sticky Boys en avaient des choses à dire ! Voici la suite de l’interview du trio rock parisien.

Après avoir discuté de la sortie de leur nouvel album et de leur façon de composer des titres, on parle à présent de dessins et de clips !

Vous voulez relire la première partie ? Rendez-vous ici : [Interview] Les Sticky Boys : on se voit vraiment comme des jeunes chiots fous”

Comment se passe la création des pochettes d’albums ?

C’est toujours nous qui apportons l’essentiel des idées de départ. Et puis, on trouve un artiste qui est enthousiaste pour réaliser ça.

Sticky Boys, album This is Rock'n RollSur le premier, on avait trouvé un dessinateur qui avait déjà fait du Marvel et un coloriste asiatique qui faisait aussi des comics assez énormes. D’où une pochette très colorée avec un style de super-héros. Ca marché direct. On est arrivé avec ce truc fou qui marche super bien. C’était notre première fois, notre premier album : on était comme des gamins devant ça. Encore quand on le regarde aujourd’hui, c’est super drôle.

Sticky Boys album Make Art

 

 

Sur le deuxième album, on était moins confiant sur les idées qu’on avait. On avait plusieurs options et finalement on est parti sur un truc un peu plus urbain, punk et qui correspond complètement au ton de l’album. On voulait un truc un peu comme ça. Mais il est peut être moins impactant que les autres.

 

Sur le dernier, changement de style encore. On a eu d’abord le nom de l’album : “Calling the Devil” et ça nous a fait rire, le côté sataniste tout ça. Le métal, c’est notre famille. On écoute ça depuis qu’on est gamin. Donc les codes du metal, les stigmates du metal avec Satan, Baphomet, etc. Les représentations un peu sataniques, ca nous fait rire depuis qu’on est gamin. Jouer avec ça et détourner les codes du metal pour faire un truc drôle… c’était encore plus drôle !

Sticky Boys album Calling the Devil

Donc quand on a eu l’idée de Calling The Devil avec Satan en nuisette qui passe un coup de téléphone avec un verre de brandy… l’image nous a fait rire. Et on s’est dit : “c’est ça qu’on veut faire” ! Le 1er album est complètement hardrock et la pochette s’en ressent. Le deuxième album est plus punk et la pochette s’en ressent aussi. On a grandi dans le metal, c’est notre famille. Ce sont nos copains. On connaît ça par cœur. On a envie de jouer avec ça, avec ses codes. C’est de Pierre Philippe, un artiste lillois, qui nous accompagne en tournée et tient notre stand merchandising . C’est lui qui a réalisé nos t-shirts. Un avec la pochette de l’album et un autre avec un petit chiot cerbère à trois têtes. C’est tout mignon, avec un petit diablotin dessus. C’est un copain depuis un moment. On n’avait pas encore fait de collaboration avec lui et ça s’est un peu imposé sur le troisième album.

Comment s’est passé le tournage de “The Game is Over” ? Ce clip est vraiment magique !

Oui il est impressionnant. Le réalisateur, Camille Vinet, nous a dit qu’il voulait garder ça secret. Mais il a sa petite technique à lui. Ca lui a pris quatre mois de boulot pour le réaliser. C’est un travail impressionnant. On a l’impression que c’est une petite mouche qui tient la caméra qui se promène partout. C’est éblouissant de talent.

En fait, il avait cette idée là. Il voulait réaliser un truc comme ça depuis longtemps et il s’est dit que c’était l’occasion. C’est une grosse réalisation. Y’a du monde derrière. Il a reçu des mails après la sortie de la vidéo qui venait d’un peu partout dans le monde pour lui demander sa technique. Mais il a joué à garder son petit secret de grand-mère pour lui.

On devrait prochainement refaire un clip et ça sera avec lui normalement. On essaie de rassembler le budget. Y’a des gens qui arrivent très bien à faire un clip do-it-yourself avec un iPhone et des idées. Nous, on n’est pas du tout du monde de la réalisation, du cinéma et tout ça. Ca nous semble un peu étranger. Donc on aime bien les collaborations avec des gens qui sont déjà professionnels, qui ont leurs idées et qui fourmillent d’imagination. Mais ça implique que derrière il y a des équipes et ça coûte cher. Il faut donc rassembler le budget pour ça.

The Game is Over – Les Sticky Boys

Les Sticky Boys en concert

Les Sticky Boys sont en tournée dans toute la France : n’hésitez pas à aller les voir !

  • le 28 mars à Paris au Petit Bain
  • le 6 avril à Tourcoing
  • Le 19 avril à Bordeaux
  • Le 19 mai à Chelles
  • Le 20 mai à Trappes

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